La Premier League est le championnat de football le plus attractif du monde. Avec des droit tv très élevés, les équipes anglaises ont les moyens de piller les championnats plus faibles comme la L1. Mais cet hiver un concurrent inattendu a fait son apparition, un championnat qui n’a pas hésité à sortir le carnet de chèque pour faire venir quelques bons joueurs évoluant dans des clubs européens…

 

 

Les droits TV chinois explosent

 

La Chine veut développer son championnat. Les droits TV de la Chinese Super League ont explosé en l’espace d’un an passant de 8,2 millions d’euros par an à 183 millions d’euros cette saison. Le début d’une stratégie de développement qui va conduire ce championnat à surpayer des joueurs. Drogba et Anelka avaient ouvert la voie, Martinez et Teixeira sont les têtes d’affiche de la seconde vague…

 

 

50M€ pour Teixeira

 

Statistique étonnante, le championnat chinois a plus dépensé lors du mercato hivernal 2016 que la Premier League. Selon le site Transfermarkt, les clubs de Chinese Super League ont dépensé 258,9 millions d’euros, contre un total de 247,3 millions pour les clubs anglais. Il faut dire que les arrivées d’Alex Teixeira (Shakhtar Donetsk) pour 50M€, de Ramires (Chelsea) pour 33M€ et de Jackson Martinez (Atlético Madrid) pour 42M€ ont fait exploser les compteurs.

 

 

Une concurrence pour les clubs européens

Le championnat chinois a encore un gros déficit de niveau vis-à-vis des clubs européens mais avec l’arrivée de joueurs de qualité pas encore en fin de carrière, la progression s’annonce rapide. La Chinese Super League pourrait devenir le nouvel El Dorado avec des propositions salariales exceptionnelles. Le mercato chinois ne s’achève que le 26 février, ce qui laisse encore du temps au club chinois pour s’offrir des joueurs comme Ezequiel Lavezzi ou encore Yaya Touré…

 

 

Le gouvernement chinois aux manettes

 

Le gouvernement chinois fait tout pour développer sa Ligue. La création de 50 000 écoles de football sur dix ans mais aussi l’obligation de pratiquer le football dans certains établissements scolaires sont des mesures concrète pour développer ce sport en chine. Côté business, le président chinois a demandé aux grosses entreprises du pays d’investir dans les clubs ce qui leur offre de gros moyens pour constituer des effectifs de qualité. La puissance chinoise devrait remettre en question une partie du marché des transferts. Le pari en ligne devrait fortement augmenter dans cette région du globe…

 

 

« Le niveau n’est pas mauvais du tout »

 

Francis Gillot, qui a été le coach de Shanghai l’an dernier, estimait sur RMC que le niveau est interessant : « Comme dans tous les championnats européens, il y a quatre, cinq équipes au-dessus du lot. Evergrande (1er) serait dans les cinq premiers en France, avec Shanghai SIPG (2e). On dénigre pas mal le niveau du football chinois, mais quand on passe une saison là-bas, on se rend compte que le niveau n’est pas mauvais du tout. Loin de là. »

Fabrice Citodra
05/02/2016 à 14:39