S’il y a des dirigeants qui doivent bien se frotter les mains en ce moment, ce sont bien ceux de Manchester City.

 

Avec l’arrivée de Pep Guardiola aux commandes des Citizens, le club a pris une nouvelle envergure et devient un potentiel vainqueur de la Premier League.

Avec un parcours pratiquement sans fautes depuis le début de saison, ils caracolent en tête du championnat. La ligue des champions a aussi bien débuté pour eux avec un 4-0 face aux allemands du Mönchengladbach. Cerise sur le gâteau, City a remporté son premier match qui l’opposait à l’extérieur à Swansea en League Cup (1-2).

Bien que la saison vienne juste de débuter, on peut d’ores et déjà voir la patte de l’entraîneur catalan sur l’équipe. L’ancien joueur du FC Barcelone apporte toute son expertise et sa compétence. Son palmarès impressionnant aux multiples victoires en Liga et en C1 est le capital qui manquait au Skyblues pour envisager de remporter la coupe aux grandes oreilles.

Fin avril 2012, Guardiola annonce son intention de se retirer du poste d’entraîneur du Barça. En janvier 2013, lorsqu’il annonce son désir d’entraîner à nouveau une équipe de football, le management de City était sur les starting blocks prêt à tout pour le recruter. Le club Anglais semblait d’ailleurs le mieux placé, mais son choix se porte vers le Bayern de Munich de Ribèry. Malheureusement pour lui et pour le club bavarois, la Champions League leur échappe à chaque fois, et ils seront éliminés par trois reprises en demi-finales (Barcelone, Réal de Madrid et Atletico de Madrid).

C’est donc avec ce demi-échec que l’homme arrive sur les terrains de Premier League avec la ferme intention, on le suppose, d’être à la tête de l’Europe.

Alors, c’est quoi la méthode de Pep ?

 

On pense qu’il est un adepte du « tiki-taka » mais ce n’est en réalité pas le cas. Il s’est exprimé à ce sujet de la manière la plus claire qui soit lorsqu’il était à la tête du Bayern : « Je déteste toutes ces passes juste pour faire des passes, tout ce tiki-taka. C’est n’importe quoi et ça n’a pas de but. Il faut passer la balle avec une intention claire, avec l’objectif de la mettre dans le but adverse. Ce n’est pas passer pour passer. »  Il enfonce le clou lors d’un discours à ses joueurs :

« Ne croyez pas ce que disent les gens, le Barça ne faisait pas du tiki-taka ! C’est complètement inventé ! Dans tous les sports d’équipe, le secret est de prendre d’assaut un côté du terrain de façon à ce que l’adversaire fasse pencher sa défense en réaction (…) et laisse l’autre côté vulnérable. Et quand nous y sommes arrivés, nous attaquons et marquons depuis l’autre côté. C’est pour ça que l’on passe la balle. »

 

 


Sergio Agüero – buts 2013/2014 par mercatofootballclub

 

 

 

Il a su imposer ses choix chez les Citizens

 

Le premier à faire les frais des décisions du coach a été Joe Hart. L’emblématique joueur du club nord de l’Angleterre depuis 2006 est passé du statut de numéro un incontestable à celui de troisième choix. Guardiola souhaitait un portier qui sache relancer proprement, ce qui n’était pas forcément le cas de l’international anglais.

Au niveau des joueurs de champ, Samir Nasri, prêté au FC Séville n’était pas en odeur de sainteté auprès de l’entraîneur catalan. Un autre joueur chevronné mis à l’écart et dont les jours sont comptés, c’est l’international Ivoirien, Yaya Touré. Son départ est prévu au cours du mercato d’hiver, vu que son club n’est plus disposé à payer un salaire mirobolant pour un joueur mis sur le banc.

 

Il ne reste plus qu’à voir si son style de jeu, basé sur la possession et le contrôle absolu de balle qui a bien fonctionné en Espagne et en Allemagne sera aussi efficace en Angleterre, où l’on privilégie plus les longues passes en avant et l’intensité.

 

Pour le moment, c’est Pep qui semble avoir raison !

Fabrice Citodra
27/09/2016 à 06:32